Je ne sais pas pourquoi je continue à écrire ici. Après tout, c'est écrire pour personne, vu qu'apparamment, personne ne vient. Mais à vrai dire, je m'en fous totalement. J'écris plus pour moi que pour les autres. En fait, j'écris pour moi, point. Ca m'éclate d'écrire toute seule comme ça m'éclaterais de parler dans une pièce vide. Je suis une oratrice solitaire et sans public. Le solitaire est là juste pour donner une certaine contenance, histoire de dire que c'est moi qui veut être seule, et non pas que c'est le public qui ne veut pas de moi. Moui, je suis comme ça dans la vie aussi, pas seulement en tant qu'oratrice sans public, je préfère dire que c'est moi qui ne veut pas de copain, pas trop d'amis, en réalité, je... Je ne sais pas où est la réalité, j'aime à croire que j'ai raison. Mais je doute avoir raison, pas pour tout du moins. Je pense que je suis plutôt quelqu'un de changeant, un électron libre qui chercher désespérément à se rattacher à un groupe, peut-être pour faire un octet, comme en chimie. Le problème, c'est que pour faire un octet, il faut s'attacher à 7 autres électrons, et sur les 7, souvent, je n'en apprécie que 4. Et les 3 autres, je les saque pas. Mais alors là pas du tout. Ou bien alors, et c'est dans cette situation que je suis pour le moment, l'octet est composé de 8 électrons qui s'entendent bien, sauf que, TAC, tout d'un coup, l'un deux change légèrement, il change de couche par exemple. Et si les 6 autres électrons s'adaptent, il en reste un, un seul qui ne supporte plus le premier électron à cause de ce changement, et, évidemment, ce solitaire électron, c'est moi.
Je me rends compte aussi que si je trouve que ce premier électron a tant changé, c'est sans doute parce que j'ai changé aussi, à force de changer de groupe tout le temps. Une amie me décrit comme 'fantôme', je suis avec elle, elle se retourne, se reretourne et soudain, j'ai disparu, je ne suis plus là où j'étais deux secondes auparavant, elle a parfois le temps de me voir me fondre dans la masse d'un autre groupe d'amis, et zou, tout recommence. Je flotte de groupe en groupe, cherchant celui qui conviendra.
Mon dieu, que tout cela fait poétique. Revenons à un peu de terre à terre:
Il fait plus que moche, le ciel est gris, il pleut, on est en mai bordel! Dans un mois il doit faire plein soleil, j'ai l'impression d'être en novembre! et une pub à la radio répète joyeusement 'en mai, fais ce qu'il te plait.' avec des oiseaux qui gasouillent derrière. Les oiseaux ne gasouillent pas, ils cherchent des endroits chauds, parce qu'il drache et que la température varie entre 5 et 9 dergrés. Je vais mourir, je veux du soleil. 'en mai, fais ce qu'il te plait.' 'en mai, fais ce qu'il te plait.' 'en mai, fais ce qu'il te plait.' 'en mai, fais ce qu'il te plait.' 'en mai, fais ce qu'il te plait.' 'en mai, fais ce qu'il te plait.' 'en mai, fais ce qu'il te plait.' 'en mai, fais ce qu'il te plait.' 'en mai, fais ce qu'il te plait.'

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